Le bien-être du sédentaire

 Comment rester en forme, lorsque l’on est sédentaire ? Un problème de société ! 

Entretien avec Vincent Fourdrinier, fondateur d’eveia. La start up industrielle, suite de notre enquête en partenariat avec le Collectif Startups Industrielles. (https://eveia.io/)

D’où vient l’idée d’eveia ? 

Je suis un designer, de bientôt 47 ans. J’ai commencé par la lunetterie. Je suis passé par l’auto. J’ai désigné des montres à 1m€, des hélicoptères … Ce qui me plaît, c’est l’innovation. Par exemple, j’ai créé une roue qui double de taille ! 

J’ai eu l’idée de cette entreprise en 2017. Mon job est de créer. Je vis derrière un ordinateur. Je suis sédentaire. J’ai cherché des moyens d’avoir une activité. J’ai essayé les ballons, les tapis, les bureaux spéciaux… Rien n’allait. J’ai créé un prototype, au début avec du carton, puis du bois… Tout le monde voulait l’avoir ! Je suis allé au CES de Las Vegas. Ce qui a confirmé qu’il y avait un marché. Puis j’ai trouvé des business angels. Ce qui m’a permis de lancer l’entreprise en juillet 2018. Et une mutuelle a investi, en mars 2020, juste avant le premier confinement !

Eveia, aujourd’hui ? 

eveia vient de evexia, le grec pour santé, bien être. Nous vendons un service de bien-être. 

Elle fabrique un produit de qualité, que nous louons. Il est recyclable, son plastique est anti feu… C’est un dispositif médical. C’est un coach. Il permet de connaître son nombre de pas, d’organiser des challenges, au sein d’une entreprise… Les gens se prennent au jeu. Aujourd’hui, nos utilisateurs font une moyenne de 25000 pas par jour ! Mais, attention, au début, c’est difficile pour ceux qui ne font pas de sport. C’est ce qu’a constaté une personne qui a voulu commencer au niveau le plus élevé ! 

La société emploie 8 personnes, et 45 fournisseurs, dans un rayon de 100km. 100% français. 

Le premier marché est l’entreprise. C’est aussi utilisé par les centres de retraite. Pour le moment, nous vendons en direct Nous avons un commercial dédié. Peut-être bientôt un second. Nous avons aussi en projet un programme d’ambassadeurs. Et, Darty / Fnac est intéressé par le produit. 

Nous venons de fabriquer une première série de 1000. Dont 500 sont déjà placés. Nous en lançons une seconde. Nous devrions en avoir fabriqué 6.000 avant la fin de l’année. 

Les problèmes que vous devez résoudre ? 

Le financement d’abord. Nous devons lever 2,5m€, la moitié venant d’investisseurs, et le reste public.

Nous devons construire une usine, afin d’être indépendants, recruter 20 personnes, mais aussi compenser toutes les hausses de prix. Le coût des 5000 nouvelles pièces est plus élevé que celui des 1000 premières ! 

Il y a une grosse appétence du marché, mais il est difficile de trouver des investisseurs. Et les durées de décision sont longs. Les financiers n’aiment pas le « hardware » car c’est « capital intensive ». De plus, les banques ne financent pas le BFR, et l’entreprise est jugée trop jeune pour l’affacturage… 

J’ai pris contact avec SEB. Il n’y a pas beaucoup d’autres solutions parmi les investisseurs industriels, car le secteur du bien-être est faible en France. 

Le second problème est la pénurie et les délais. On subit. On a fait deux re conceptions de notre carte électronique, d’où de nouvelles validations médicales, on a même prévu deux emplacements pour des puces différentes… Malgré cela, le prix de la carte est passé de 40 à 70€. Et encore, à un moment, on nous a annoncé des délais de 50 semaines ! Et le prix de l’acier à plus que doublé.

A cela s’ajoute la pénurie de personnel. 

Et l’avenir ? 

Je suis un optimiste ! 

Nous avons 3 produits dans les cartons. L’un permet de générer de l’énergie. La fonctionnalité est déjà intégrée dans le produit actuel. Un autre est un produit de gaming. Et le troisième est pour l’aviation. Finies les phlébites ! 

Publié par Christophe Faurie

Président association des INTERPRENEURS. Nos entreprises ont une créativité hors du commun : c'est la solution aux problèmes du pays.

2 commentaires sur « Le bien-être du sédentaire »

  1. Bel article sur un entrepreneur visionnaire et un produit bien conçu, une belle aventure !
    cependant je n’ai pas compris ce qui était fabriqué avant de voir l’image finale, à mon humble avis, il faudrait soit demandé plus de détail dès le départ ou alors intégrer une image descriptive plus tot dans l’interview.
    Bonne journée

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    1. Merci pour ce commentaire.
      L’article fait partie d’une série concernant les problèmes (au sens mathématique du terme) que doit résoudre la « start up » industrielle. En conséquence, il n’a pas pour objet premier de présenter en détails ce que produit l’entreprise qu’il concerne. Le lecteur intéressé peut trouver l’information qu’il cherche sur le site de l’entreprise.
      En tous cas, nous gardons cette remarque en tête… Peut-être parviendrons-nous à joindre l’utile à l’agréable ?

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