Territoire d’industrie a redoré le blason des industriels

Troisième billet sur Territoire d’industrie. Quels enseignements peut-on tirer, dores et déjà, de cette initiative qui va quelque peu à l’envers des traditions jacobines françaises…

Thierry Badel vient de publier la première partie de l’enquête qu’il mène sur ce programme. Il étudie, en particulier, sa plus grande originalité : le binôme élu, industriel. (https://www.adcf.org/articles-territoires-d-industrie-un-focus-consacre-au-fonctionnement-des-binomes-elus-industriels-6079)

Vous avez un parcours atypique… 

Je suis ingénieur, j’ai travaillé chez Cap Gemini puis pour Michelin. J’ai aussi été maire d’une petite ville de 2000 habitants, dans la banlieue de Lyon, pendant 12 ans, et président de communauté de communes, pendant 6 ans. Actuellement, je travaille chez Michelin au sein de la direction des Affaires Publiques, je suis en mécénat de compétence auprès de la Fondation du patrimoine et chargé de mission pour l’AdCF. 

C’est compliqué de mener deux carrières de front, en France. Mais c’est dommage, car ces deux parcours s’enrichissent l’un l’autre. C’est d’ailleurs un des résultats de l’enquête que j’ai menée. Les élus avaient le sentiment d’avoir de bons contacts avec les industriels, avant de mettre en œuvre le programme Territoire d’industrie. Mais ce programme a démontré qu’il n’y avait pas, avant lui, la profondeur d’échange nécessaire.

Quelles sont les conclusions de votre enquête ? 

Territoire d’industrie a été un moyen de remettre en avant l’industrie et de redorer le blason des industriels.

Il a permis aussi de rapprocher deux mondes particuliers, les industriels et les élus. La rencontre ne pouvait se faire que sur des sujets très concrets. 

La crise du COVID a révélé que les territoires en réseau la traversaient mieux que les autres. En fait, on parle de la solitude du dirigeant. Mais le dirigeant est toujours seul face à la décision. C’est le partage du processus en amont de la décision qui est important, et faire que la décision soit acceptée. Territoire d’industrie a mis tout le monde autour de la table. Ce qui est le plus efficace. Et il leur a appris à se comprendre et à travailler ensemble. 

Par exemple, le recrutement est un problème crucial pour l’entreprise actuellement, Territoire d’industrie a permis d’identifier les ressources disponibles, et les conditions de leur venue (la mise à disposition d’un foyer pour jeunes travailleurs, etc.). 

Le fait que Territoire d’industrie réunisse des personnes différentes permet à un problème d’apparaître dans toute sa globalité. Chacun a des éléments de la solution du problème de l’autre, et une vision partielle du sien. 

L’association des interpreneurs propose, avec l’AdCF, l’ANNR, l’ADGCF et France clusters, une méthode concernant le volet projet économique des CRTE. Elle est proche de la démarche Territoire d’industrie. Avez-vous des conseils à nous donner ? 

L’ADGCF et ses membres, les directeurs généraux des services, ont un rôle très important à jouer dans ce type de projet. 

Il faut aussi veiller à obtenir des résultats concrets très rapidement, de façon à avoir un « effet démonstration ». 

Publié par christophefaurie

Co fondateur de l'association des INTERPRENEURS. Comment rétablir le plein emploi en tirant parti de la créativité de la PME traditionnelle.

2 commentaires sur « Territoire d’industrie a redoré le blason des industriels »

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