Le cluster Equin, ou le bien être du cheval

Comment créer les conditions de la coopération entre PME ? Poursuite de notre enquête, en collaboration avec France Clusters. 

Aujourd’hui nous interviewons Marc Damians, président, et Pauline Pernin, déléguée générale, du Cluster équin santé et bien être du cheval. (www.clusterequin-sbe.com) Il est récent, et c’est l’occasion pour nous d’observer les premiers temps d’un cluster. 

D’où vient l’idée de ce cluster ? 

C’est une histoire récente. Le cluster a été créé en 2018. 

Il est né d’une volonté commune des acteurs du monde du cheval de se retrouver, d’échanger ensemble sur des problématiques et projets communs.

Nous avons commencé par des réunions avec des entreprises, qui souhaitaient échanger autour de leur savoir-faire et spécialité. Il se trouvait aussi que la région Auvergne Rhône-Alpes dispose d’atouts non négligeables, comme l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon, le laboratoire Boehringer Ingelheim, les Haras de Cluny, le Longines Equita Lyon etc… Ce cluster pouvait présenter une plus-value importante pour la région, en regroupant tous ces différents acteurs.

En parallèle, nous avons pu voir que nous assistons à une prise de conscience à tous les niveaux de la profession. Le bien-être du cheval est devenu une préoccupation importante au cœur de tous les métiers de la filière. La mission du cluster est de promouvoir la santé et le bien-être de l’animal, à travers différents projets, évènements, think-tanks…

Nous voulons également montrer que la santé et le bien-être ne sont pas incompatibles avec la performance, au contraire. Nous avons d’ailleurs beaucoup de nos membres qui développent des innovations technologiques, notamment en ce qui concerne l’équipement du cheval, qui évolue de plus en plus en prenant en compte le bien-être de l’animal, sans en être moins performant, bien au contraire ! C’est également une des missions du Cluster que de promouvoir ce type de produit. 

Aujourd’hui nous avons une trentaine d’adhérents. Compte-tenu de l’intérêt spontané que suscite le cluster, nous espérons en avoir bientôt une cinquantaine. 

Pour le moment nos financements proviennent essentiellement des adhésions de nos membres ainsi que du soutien de la Région et de la CCI Lyon Métropole Saint Etienne Roanne. 

Que cherchez vous à réussir ?

Notre objectif est d’être un soutien pour nos adhérents. Notre but est donc de les informer, de leur permettre de se rencontrer mutuellement, et de les accompagner dans certains de leurs projets lorsqu’ils nous en font la demande.

Les acteurs du monde du cheval ont besoin de se connaître d’avantages afin de mieux collaborer ensemble. Qu’elles soient petites ou grandes, les entreprises ont toutes des choses à s’apporter mutuellement. 

Nous aidons ceux qui ont un produit à vendre à le commercialiser, mais nous accompagnons également différentes entreprises dans leur projet. Nous sommes présents sur des grands évènements, pendant lesquels nous promouvons également nos membres adhérents. Nous les aidons à toucher les personnes qui doivent être touchées, notamment lors de grandes manifestations sportives comme le Longines Equita Lyon, ou encore le Jumping International de Bourg-en-Bresse.

Il y a aussi un grand besoin d’information. Il se passe beaucoup de choses dans la filière équine, mais qui ne sont pas connues.

La force du cluster est de réunir des acteurs et des entreprises de spécialités et de tailles (de l’entrepreneur indépendant à la multinationale !) très différentes, mais qui ont en commun le cheval, en particulier la santé du cheval !

Quelles sont les actions en cours ? 

Nous avons plusieurs projets en cours, certains dont nous ne pouvons pas encore parler, d’autres plus concrets comme des rendez-vous lors de rencontres sportives, ou alors une grande enquête auprès des établissements équestres de la région, qui va nous permettre de déterminer les besoins et attentes des centres équestres en termes de santé et bien-être de leurs équidés.

Qu’est-ce qui fait la réussite d’un cluster ? 

C’est un peu tôt pour le dire ! Ce qui est certain c’est qu’il doit apporter quelque-chose que l’on ne peut pas avoir ailleurs. Dans notre cas, des rencontres et des informations, techniques ou autres. 

France Clusters aimerait faire au gouvernement des propositions d’une « voie nouvelle à engager à l’appui des clusters d’entreprises ». Avez-vous des suggestions à faire ? 

La puissance publique doit reconnaître notre existence de cluster. Elle doit reconnaître notre utilité, que nous ne sommes pas une association de plus. La région nous soutient, mais ne sait pas ce que nous faisons ! On aide la petite entreprise, ce que l’on ne peut pas monnayer. Il faudrait que l’on obtienne des aides institutionnelles.

Publié par christophefaurie

Co fondateur de l'association des INTERPRENEURS. Comment rétablir le plein emploi en tirant parti de la créativité de la PME traditionnelle.

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