La complexité explose, comment décider ?

Notre association porte le nom « d’interpreneurs », par ce que l’avenir est à la chasse en meute. Un logiciel pourrait-il nous y aider, nous Français, si individualistes ? 

En voici un dont c’est la mission. Il s’appelle KARREN et il est développé par DPS (https://www.dps-fr.com), la société fondée par Patrick Grimberg, qui a bien voulu répondre à nos questions.

Pourquoi et comment avez vous développé ce logiciel ? 

Grâce à des collaborations avec PSA, Airbus, Safran, le CEA, Valeo, Faurecia et quelques autres. Le problème qui nous a été posé est : comment faire collaborer des « silos » ? Car nous sommes en face d’une explosion de la complexité. 

Il y a de plus en plus de spécialisation, et il est de plus en plus difficile de travailler ensemble. La qualité, le pricing, la performance moteur, etc. ne parlent pas le même langage. En outre, il y a de plus en plus de spécialistes, par exemple vous trouvez des spécialistes de projection d’huile dans la boîte de vitesse ! Cela se complexifie surtout en termes de technologies. Il y a quarante ans, un mecano savait tout faire, maintenant une voiture, c’est de l’électronique, du logiciel, de l’intelligence artificielle, des moteurs électriques, demain à hydrogène, de la 5G, etc.

Un client m’a dit qu’il passait plus de temps à chercher l’information qu’à faire ce pour quoi il était payé !

Pour compliquer les choses, chaque entité a des équipements, des logiciels de CAO par exemple, différents de ceux de ses partenaires. 

Comment décider dans ces conditions ? D’autant qu’il faut décider vite !

La question a été abordée de deux façons. Les éditeurs de logiciel veulent imposer un modèle unique. Nous avons choisi une autre option : partager ce qu’il y a de plus basique, les paramètres et les règles de décision. 

On constitue un modèle cœur dans lequel il n’y a que les paramètres qui sont utiles aux décisions à prendre. Par exemple un modèle de CAO peut comporter des centaines de paramètres, eh bien, l’architecte moteur sélectionnera les cinq qui lui sont utiles, et les mettra dans son tableau de bord. Ces paramètres peuvent évoluer au cours du projet.

Et on fournit des outils pour pouvoir comparer des options, et faire du « what if ». 

Par exemple ?

Un cas qui a été traité avec le logiciel est le suivant. Pour des raisons de poids, il faut électrifier des commandes d’avion hydrauliques. Comment choisir entre trois scénarios, trois sous–traitants ? 

L’intérêt de cette solution est que l’on n’échange que les paramètres essentiels. Mais pas ce qui fait le savoir-faire du donneur d’ordre ou du sous-traitant. Aucun des deux ne peut rien faire de ce que lui a donné l’autre, sinon prendre les décisions qui le concernent. 

En outre, la solution est agnostique. Elle peut travailler avec n’importe quel type de logiciel, PLM, CAO ou autre. Et elle est « full web ». Chaque personne a un accès web et le « project owner » a une vue complète de tous les paramètres. Il peut travailler sur différents scénarios. Les décisions vont être tracées. Plus tard, il sera possible de comprendre pourquoi on a préféré le scénario A au scénario B, et, éventuellement, choisir le scénario B, parce que les conditions ont changé. 

C’est efficace ? 

Quand nos partenaires acceptent de témoigner, ils parlent d’un gain de temps de l’ordre de deux !

Cela peut-il être utilisé en dehors de l’automobile et de l’aéronautique ?

Oui, dans n’importe quel domaine. Par exemple c’est utilisé par SoftBank pour son petit robot blanc. 

Est-ce qu’un tel logiciel est adapté à la PME ?

Oui, d’abord parce qu’il n’est pas cher. Ensuite parce qu’il est cloud. Enfin parce que, si ce type de logiciel n’est pas employé, c’est que l’entreprise a peur de se faire voler sa valeur, son savoir-faire. Or, l’option que nous avons adoptée, de n’échanger que des informations élémentaires, élimine ce risque. On ne dit pas comment marche la machine ! Les PME qui veulent s’associer n’ont accès qu’à ce qu’elles ont décidé de partager. 

Comment voyez-vous l’avenir ?

Nous sommes en train d’assembler une force de frappe mondiale. Nous développons un réseau de partenaires internationaux, avec de gros distributeurs locaux. 

Publié par christophefaurie

Co fondateur de l'association des INTERPRENEURS. Comment rétablir le plein emploi en tirant parti de la créativité de la PME traditionnelle.

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