Aux origines… Histoire de l’association des Interpreneurs

A l’origine de l’association des interpreneurs, il y a les Gilets jaunes, Christian Kozar, le CFFC et une rencontre. 

Christian Kozar, récemment disparu, était un homme hors du commun. C’était l’homme des « bombes sociales ». Un moment officier, il était devenu sous-préfet. Il s’était retrouvé au cœur des événements de nouvelle Calédonie. Il y avait même joué sa vie. Après quoi, il avait été appelé par de grandes entreprises en transformation. Crise de sécurité à la RATP, redressement de Canal+ Pologne, hub d’Air France, déplacement des centres de tri de la Poste, c’est lui. 

Christian Kozar était un membre du CFFC, un think tank que j’ai créé en 2009. Lors des premières manifestations des Gilets jaunes, il m’appelle. Il était consterné par le spectacle que notre pays donnait de lui. Etait-il irrécupérable ? Je lui propose de réunir le CFFC et de lui poser cette question. 

Après deux heures de débat, le CFFC aboutit à deux conclusions. La crise des Gilets jaunes vient d’un manque de bons emplois. La solution c’est la PME. Elle a un potentiel de développement exceptionnel, mais il est ignoré. 

Comment l’exploiter ? Au terme d’une enquête compliquée, Catherine Martin (fondatrice de Créinvestisseurs), autre membre du CFFC, me met en contact avec Bruno Pinard-Legry, qui est à l’origine de l’Agence de développement de Vichy. Il a suivi des milliers de PME pendant 30 ans. 

Après quelques discussions, nous en arrivons à une idée : un manuel. Nous allons analyser nos expériences respectives pour y rechercher ce qui « coince » les PME, et si nous n’avons pas trouvé des entreprises qui ont résolu ces problèmes.

Après 6 mois, à raison d’un entretien téléphonique par semaine, nous avons produit un manuel de 50 pages. 20 problèmes de la PME, 20 fiches solutions. 

Conséquence imprévue : une découverte. Revirement de l’Etat. La PME n’est plus mal aimée ! Des moyens, considérables, sont là pour l’aider, dans son territoire, notamment. Mais, pour diverses raisons, elle n’en profite pas.

Et un mot, que trouve Bruno Pinard-Legry : INTERpreneur. Toutes les fiches du manuel aboutissent à une même idée. Le chef d’entreprise doit devenir un entrepreneur d’écosystème. Il y a là tout ce dont il a besoin pour régler ses problèmes et démultiplier ses ressources. Ainsi, la PME deviendra résiliente, moderne et forte.

Comment réussir le changement ? Association. Ses membres : d’une part des « militants » du changement de la PME, sur le modèle de Bruno Pinard-Legry et de moi, et, d’autre part, des « mécènes », des entreprises ayant de forts liens avec la PME et les territoires, qui se reconnaissent dans ce projet. 

A suivre. 

Publié par christophefaurie

Co fondateur de l'association des INTERPRENEURS. Comment rétablir le plein emploi en tirant parti de la créativité de la PME traditionnelle.

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